Essai de la Ferrari 355 Berlinetta F1 du 13 janvier 1998

Essai de la Ferrari 355 Berlinetta F1 du 13 janvier 1998
Ferrari 355 Berlinetta F1
- 825 000 F soit 125 770 ¤
- 20CV
- 295 km/h

DU BOUT DES DOIGTS


La voiture file à plus de 250 km/h. Seuls l'indication du compteur et le décor qui défile nous persuadent de la vitesse. Au loin, le premier virage se profile. Un simple mouvement des doigts et l'on rétrograde les vitesses. Le pied gauche se positionne sur le frein. Une légère pression suffit à ralentir la course du bolide. Docile, la direction répond instantanément aux intentions du conducteur. Le bolide s'engage dans la courbe. Dans le baquet de cuir, le corps se fait plus lourd. Mais déjà, le virage s'efface et le paysage change. La ligne droite nous saute au visage. Comme par réflexe, on enfonce l'accélérateur. Avec souplesse, les 380 ch du moteur nous propulsent vers la courbe suivante. Quel régal...

Technologie F1

Même quand on a l'habitude de conduire des dizaines de voitures plus performantes les unes que les autres, les bolides de Maranello titillent notre imagination. Se mettre à leurs commandes est vraiment une sinécure. Et ce sont justement les commandes qui changent sur la 355 F1. En effet, le passage des rapports de boîte se fait par l'intermédiaire de deux manettes situées de part et d'autre du volant. On "monte" les vitesses en utilisant celle de droite, et pour rétrograder, il suffit d'actionner celle de gauche. Pour trouver le point mort, vous actionnez les deux en même temps et pour la marche arrière, on s'aide du petit levier aluminium qui se trouve sur la console centrale.
Cette technologie qui reçoit la dénomination de "commande de boîte à pilotage électro-hydraulique", est directement issue de la compétition. Elle est, depuis 1989, utilisée par Ferrari sur ses bolides de Formule 1. Sur la 355 F1, ce système conserve la boîte 6 vitesses d'origine et permet de garder les deux mains sur le volant tout en changeant les rapports "à la volée".

La conduite facilitée

Ce système est tellement bien pensé qu'il n'est nul besoin d'apprentissage pour l'exploiter pleinement. De plus, comme dans une Formule 1, il n'y a pas de pédale d'embrayage. On peut alors s'essayer à freiner du pied gauche, à la manière d'un pilote du Championnat du Monde. On peut également passer les vitesses sans lâcher la pédale d'accélérateur, rétrograder plusieurs vitesses à la fois (une sécurité empêche les surrégimes). De plus, en basculant un simple bouton, marqué "Sport", on change le mode de fonctionnement des passages de vitesses. Plutôt que de laisser l'électronique enclencher elle-même le rapport supérieur à l'approche de la zone rouge, le mode "Sport" vous laisse la possibilité de filtrer avec le limiteur de régime. En même temps, il se charge d'augmenter la dureté de la suspension. Mais ces deux utilisations en boîte manuelle ne sont pas les seules disponibles. En effet, il en existe également une automatique (un simple bouton près du levier de marche arrière), qui passe les 6 vitesses à votre place. Elle se débraye, dès l'effleurement d'une des palettes de commande manuelle. On peut, également, adopter un "profil bas" si le terrain est trop glissant en appuyant sur le bouton "antipatinage". La voiture démarrera en seconde et les vitesses passeront vers 2 700 tr/mn. Le moteur V8 de 380 ch, en plus d'être puissant, est vraiment d'une souplesse extraordinaire.

J'en veux une

La différence avec une commande de boîte totalement manuelle se situe au niveau des reprises. En effet, on met quelques dixièmes de seconde de plus avec la 355 F1 pour passer de 80 à 120 km/h en quatrième, cinquième... En revanche les accélérations sont les mêmes. Les ingénieurs Ferrari ont fait du bon travail. Décidément, cette beauté sculpturale n'en finit pas de nous séduire. Son comportement routier est digne d'éloges et on ne se lasse pas d'écouter résonner le fabuleux V8. On roule, vitres ouvertes et on se laisse griser par la vitesse...

Les plus de cette voiture :
- Performances
- Ligne
- Commandes au volant
Les moins de cette voiture :
- Prix
- Finitions

Le détail plus :
Placé à l'aavnt, ce petit coffre (220 dm3) est suffisant pour un petit voyage. Quel changement, la plupart des sportives n'acceptant que dentifrice et brosse à dents.
Le détails moins :
La qualité moyenne des éléments plastiques (poignées de porte, boutons...) détonne dans une voiture de ce prix. Un petit effort serait le bienvenu.

L'équipement de série :
ABS, Airbag conducteur, passager, Direction assistée, Suspensions pilotées, Alarme, Rétros électriques, Jantes alliage, Radio K7, Climatisation, Vitres teintées, Sellerie cuir.

L'évaluation :
Sécurité : 5/5

Le comportement routier de cette voiture est exceptionnel. Sur route et plus encore sur circuit, elle montre une agilité stupéfiante. De plus, son freinage est à la fois puissant et endurant
Agrément : 4/5
Les commandes de vitesses au volant, c'est fantastique. Mais disposer d'un moteur qui sait être souple et puissant, c'est encore mieux. Quant aux suspensions pilotées, elles se montrent à la hauteur.
Vie à bord : 2/5
La finition intérieure n'est pas digne d'une voiture de ce prix. Boutons et Commodo ont un aspect fragile... Par contre, elle dispose d'un coffre à bagages, petit (220 dm3) mais pratique.
Budget : 2/5
La Ferrari la plus abordable de la marque coûte tout de même 825 000 F (125 770 ¤) dans cette version F1. C'est beaucoup plus que la majorité des sportives équivalentes (Porsche 911, Honda NSX...).

LA NOTE : 13/20

On tombe sous le charme

Exploiter pleinement une Ferrari n'est pas toujours facile. Mais cette commande de vitesses au volant vous simplifie le travail, car les deux mains restent bien en place. Avec cet accessoire, vous vous retrouverez pratiquement dans une véritable F1, puissante, à la tenue de route exceptionnelle et avec la possibilité (non négligeable) de faire partager votre passion à la personne de votre choix...
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# Posté le dimanche 07 juin 2009 18:16
Modifié le dimanche 07 juin 2009 18:33

Essai de la Seat Ibiza GT TDi du 6 janvier 1998

Essai de la Seat Ibiza GT TDi du 6 janvier 1998
Seat Ibiza GT TDi (3p)
- 105 600 F soit 16 099¤
- 5 CV
- 193 km/h

LA CURE DE VITAMINE i


Depuis sa naissance, l'Ibiza se complaît dans une catégorie un peu à part. Plus longue qu'une Peugeot 106, mais plus trapue qu'une Renault Mégane, elle se targue d'être la plus grande parmi les petites. Avec ce nouveau moteur de 110 ch, l'Ibiza TDi s'amuse encore des superlatifs et des genres, en s'érigeant comme la plus grande routière... des citadines. Normal, pour une voiture qui affiche la même puissance qu'une Golf GTi première génération.
Avant d'être TDi sous le capot, l'Ibiza se veut GT dans sa présentation. Entendez par là qu'elle joue la sportivité sans retenue. Ses jantes aluminium lui assurent un style dynamique, et son habitacle regorge de clins d'oeil évoquant la compétition. Le gainage cuir du volant et du pommeau de vitesse ainsi que les cadrans gris du tableau de bord font partie de ses rutilants artifices. Les sièges type baquet confortent cette impression de tonicité. Le revêtement de la planche de bord (traité façon vieux cuir) produit un bel effet, alors que les plastiques de la console centrale sont eux de bien plus médiocre qualité. Malgré cette légère déception, l'intérieure de l'Ibiza possède bel et bien une forte personnalité, et cette énergique ambiance incite à prendre la route du bon côté...

Moteur fabuleux

Totalement sous le giron du groupe VAG, la Seat Ibiza TDi bénéficie de plein droit du moteur 1.9l turbo diesel de 110 ch. Si les chiffres ne vous font pas frémir, dites vous que ce même bloc équipe également la grosse Audi A6 mesurant presque un mètre de mieux, et pesant quelque 400 kg de plus !
Montée dans l'Ibiza, cette motorisation a donc une obligation de résultat, tant au niveau des performances que de la consommation. L'opération est réussi, et ce TDi vous offre un agrément de conduite digne d'un brillant moteur... à essence.
L'Ibiza est une voiture nerveuse et rapide : Seat annonce une vitesse maxi sur circuit de 193 km/h ! Au volant, les sensations d'accélération sont impressionnantes pour une si petite auto.
Sur autoroute, la réserve de puissance se manifeste encore en cinquième vitesse. Dès lors, les rétrogradages deviennent inutiles pour dépasser en toute sécurité. Une linéarité de conduite qui minimise la consommation de l'Ibiza, laquelle affiche une remarquable sobriété. Hélas, cette espagnole au sang chaud ne connaît pas la douceur...

Confort spartiate

Pas si simple d'accorder une telle puissance à un si petit châssis. Pour cela, Seat s'est inspiré des trains roulants et de l'amortissement de l'Ibiza Cupra, la sportive "essence" de la gamme. Le pari est gagnant, mais se joue au détriment du confort des passagers. Le comportement routier de l'Ibiza étant traité comme une priorité, peu de compromissions sont faites en faveur de la souplesse des suspensions. C'est dur, ça tape, mais ça tient bien la route ! L'inconfort est augmentépar la rigidité des pneus de taille basse, et la fermeté des sièges vous rappellera constamment que cette survitaminée au gazole est avant tout une sportive dans l'âme.

Les plus de cette voiture :
- Rapport performances / consommation
- Puissance fiscale
Les moins de cette voiture :
- Confort sur route dégradée

Le détail plus :
Bravo pour les cadrans sur fond clair. La lecture est aisée et l'esprit sportif s'affiche clairement au tableau de bord.
Le détail moins :
La main trouve difficilement son passage derrière le volant pour tourner la clef de contact. Gros porte-clefs interdit.

L'équipement de série :
ABS, Airbag conducteur et passager, Anti-démarrage, Banquette 2/3-1/3, Direction assistée, Fermeture centralisée à télécommade, Jantes alliage, Rétros électriques dégivrants, Vitres avant électriques.
L'équipement en option :
Climatisation (7 400 F soit 1 128 ¤), Peinture métallisée (1 400 F soit 213 ¤)

L'évaluation :
Sécurité : 3/5

Dotée d'un bon comportement routier, l'Ibiza aborde les virages en toute sérénité. Attention toutefois à la rigidité du châssis : les nids-de-poule sont à éviter à vive allure. Pourvu de l'ABS, le freinage est rassurant.
Agrément : 3/5
Avec des performances hors normes et des reprises choc, l'agrément est à son comble. L'Ibiza se révèle très habitable. Des suspensions trop fermes viennent cependant entâcher cette félicité.
Vie à bord : 4/5
Très bien équipée de série, l'Ibiza se montre également pratique : d'astucieux espaces de rangement sont intégrés sur le côté des sièges avant, et sous la planche de bord, à la gauche du conducteur. La finition souffle le chaud et le froid.
Budget : 3/5
105 600 F (16 099 ¤) c'est une somme ! Mais à ce niveau de performances, la concurrence n'oppose que des modèles plus grands donc plus chers. L'Ibiza reste une affaire : son moteur TDi consomme peu et se contente d'une fiscalité de 5 CV.

LA NOTE : 13/20

Un pétillant cocktail

L'Ibiza est étonnante ! Est-ce une petite citadine ou une grande voyageuse ? Une sportive débridée ou une sage économe ? Chacune de ces propositions est acceptable et c'est bien là un avantage de l'Ibiza que de proposer de multiples facettes. Seule dans sa catégorie à être dotée d'une motorisation aussi puissante, elle offre un plaisir de conduite hélas altéré par la rigidité de ses suspensions.

# Posté le dimanche 03 mai 2009 20:28
Modifié le dimanche 03 mai 2009 20:44

Essai de la Volvo C70 T5 Automatique du 6 janvier 1998

Essai de la Volvo C70 T5 Automatique du 6 janvier 1998
Volvo C70 T5 Automatique
- 334 670 F soit 51 020 ¤
- 10 CV
- 236 km/h

BEAUTE VIRILE


Du break au coupé, lorsque Volvo s'assigne une tâche, ça déménage ! Mais avec le C70, la notion de volume se double d'émotions fortes. Pour le constructeur suédois, ce coupé de luxe est la liaison qui manquait entre sécurité et fécilité.

Une carrure d'athlète

Fier de ses respectables dimensions, le C70 propose quatre places confortables. L'espace arrière, particulièrement vaste pour un coupé, offre aux passagers un confort de berline. La place d'honneur restant, bien sûr, celle du pilote. Cuir, bois, Alcantara, l'ambiance est franchement quartier chic.
Rechercher la meilleure position de conduite possible est un vrai bonheur et d'ailleurs, il y a fort à parier que l'heureux conducteur du C70 retardera au maximum le moment de tourner la clef de contact...

240 chevaux à cravacher

Le cinq cylindres turbo du C70 T5 regorge de puissance : 240 ch ! De façon très imagée, il faudrait installer 4 Twingo sous son long capot, pour obtenir une telle cavalerie. Ce moteur ultra-puissant peut être accouplé à une boîte automatique (notre modèle). Grand bien lui fasse, car cette transmission sied à merveille au moteur T5, en réduisant la violence potentielle de son turbo. 1, 2, 3, 4 : les vitesses s'égrènent sans à-coups, dans un remarquable silence. 1, 2, 3, 4 : l'aiguille du compteur est déjà sur le côté droit de l'horloge ! La direction, très douce, parvient à faire oublier le poids de l'auto (1,5 tonne). Néanmoins, la plus grande vigilance au volant est recommandée, car les énormes pneus (225 cm de large) s'inscrivent comme sur des rails au moindre dévers de la route. N'oubliez surtout pas que ce coupé est bâti comme une voiture de course : châssis surbaissé et suspension musclée. Et si l'envie vous prend de jouer du kick down (rétrogradage automatique) en appuyant à fond sur l'accélérateur, préférez les longues lignes droites désertes, pour lancer vos 240 chevaux au galop.

De l'ivresse au péché

Très très vite et très très fort, la bête peut le faire ! Mais attention, une traction avant a des raisons que la puissance ignore. En effet, un rétrogradage trop sportif met à mal la motricité du coupé : le train avant s'ébroue, la voiture perd son cap et oscille rapidement de droite à gauche. L'antipatinage se déconnectant à 40 km/h, mieux vaut éviter ce genre d'exercice une fois lancé. De plus, malgré un freinage ABS très performant, le C70 supporte assez mal les ralentissements violents et répétés (manque d'endurance). Quoi qu'il en soit, mené raisonnablement (et même si l'allure reste soutenue), le comportement routier de ce coupé demeure sans failles. Tel un vaisseau amiral, le C70 T5 avalera les kilomètres d'autoroute et enchaînera les virages en hors bord de prestige.

Les plus de cette voiture :
- Voiture d'exception
- Agrément de conduite
Les moins de cette voiture :
- Rapport puissance / motricité

Le détail plus :
En option sur le C70T5 (à 10 500 F soit 1 601 ¤), les splendides jantes BBS de 18 pouces.
Le détail moins :
La très, très lente avancée du siège (électrique) donne loisir à vos passagers à l'arrière d'admirer l'auto avant de s'installer.

L'équipement de série :
ABS, Airbag conducteur, passager, latéraux, Anti-patinage, Parements bois, Jantes alliage, Climatisation automatique, Sièges électriques, Régulateur de vitesse.
Options :
Toit ouvrant électrique (7 700 F soit 1 174 ¤), Chassis sport surbaissé (2 200 F soit 335 ¤)

L'évaluation
Sécurité : 4/5

Seul un excès d'optimismes sur l'accélérateur peut mettre en défaut la motricité, et donc le comportement routier. Bien utilisés, les 240 ch, associés à l'excellent châssis, en feront une auto sécurisante.
Agrément : 4/5
Le silence à bord est aussi impressionnant que les performances du moteur, y compris à vitesse élevée, ce qui est rare. L'amortissement, franchement typé sport, accepte mal les routes dégradées, mais offre cependant un excellent confort sur route plane.
Vie à bord : 4/5
Qu'il est agréable de rouler dans le luxe. D'une finition irréprochable, l'intérieure du coupé pourrait néanmoins s'offrir une planche de bord plus typée (elle est identique à celle de la berline).
Budget : 3/5
Les prestations du C70 sont aussi luxueuses que sont prix d'achat ou sa consommation en ville (14,5 l) ! Mais un tel véhicule ne s'achète assurément pas en comptant les centimes, et ses véritables rivales (Mercedes CLK notamment) s'adressent tout autant aux très gros comptes en banque.

LA NOTE : 15/20

Un coupé d'exception
Viril, hors de prix, orgueilleux, ce coupé présente toutes les caractéristiques d'une voiture d'exception. En s'appuyant sur de solides bases technologiques, il délivre surtout un plaisir de conduite peu commun, doublé d'un comportement routier sécurisant. Avec le C70 T5, le constructeur suédois s'offre un brun de folie et une splendide vitrine pour accueillir l'an 2000.
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# Posté le mardi 28 avril 2009 20:45

Essai de la Volvo S40 Pack Luxe 1.6 16V du 23 décembre 1997

Essai de la Volvo S40 Pack Luxe 1.6 16V du 23 décembre 1997
Volvo S40 Pack Luxe 1.6 16V
Prix : 134 400 F soit 20 489 ¤
Puissance fiscale : 7 CV
Puissance réelle : 105 ch
Vitesse maxi : 184 km/h

LA BELLE AFFAIRE


Cette jolie et sobre suédoise ne manque pas d'allure. Ses courbes musclées mais harmonieuses lui confèrent une silhouette équilibrée empreinte d'une distinction certaine. Seulement, si bon nombre de chefs de famille sont séduits par le belle, tous n'ont pas forcément les moyens, ou la volonté, de choisir une version 1 800 cm3, jusque-là première offre de la gamme. Volvo "démocratise" quelque peu sa S40 en lui octroyant une motorisation de plus faible cylindrée (1 588 cm3). Bonne initiative, mais l'agrément y perd-il ?

Un certain tonus

En regard du poids conséquent de cette berline (1 300 kg sur la balance en finition luxueuse), on pouvait craindre que la nouvelle version 1.6 soit un peu apathique, ce mal frappant déjà le 1800. Il n'en est rien, avec 10 ch de moins, cette 1.6 permet d'offrir un niveau de performances globalement supérieur et donc un meilleur agrément de conduite ! En effet, elle accélère aussi fort que sa soeur aînée et, surtout, assure des relances nettement plus toniques. Mais n'allez pas pour autant en déduire qu'il s'agit d'une familiale à caractère sportif. Des rapports de boîte légèrement plus courts n'auraient pas été superflus. Car si les accélérations sont plutôt vigoureuses, les reprises restent laborieuses. Sur route, le rétrogradage est encore trop souvent impératif pour effectuer un dépassement en toute sécurité.

Un riche équipement

Quoiqu'il en soit, la S40 1.6 se montre agréable et facile à conduire, notamment grâce à son bon comportement routier. Son train avant apparaît précis et la motricité suffisante compte tenu de la puissance. Le freinage est également à la hauteur des performances, même si on apprécierait un meilleur mordant à basse vitesse et un ABS moins sensible aux défauts de revêtements. Dans ces conditions en effet, il se déclenche trop tôt. Quant aux suspensions, efficaces, elles accordent un confort "ferme"... Un peu trop d'ailleurs sur route bosselée. Le confort général est également accru par le faible niveau sonore du moteur à bas et moyens régimes. Pour finir, la S40 offre un équipement de série riche et d'excellente finition, surtout en finition "Pack Luxe". Jugez plutôt : ABS, airbag conducteur et passager, airbag latéraux, direction assistée, climatisation, vitres et rétroviseurs électriques, sellerie velours, sièges avant réglables en hauteur, banquette arrière séparable et rabattable.

Les plus de cette voiture :
- Présentation
- Equipements
- Comportement routier
Les moins de cette voiture :
- Etagement de boîte un peu long
- Rappel de direction trop prononcé
- Reprises

Conclusion :
Difficile de ne pas tomber sous le charme de la nouvelle S40 Pack Luxe 1.6...
En effet, elle coûte 8 100 F (1 235 ¤) de moins que la version 1.8 à finition équivalente, tout en offrant un meilleur agrément de conduite. Entre les deux, il n'y a pas photo... Par ailleurs, la qualité de sa présentation et la richesse de son équipement en font une berline familiale hautement séduisante.

La note : 3 sur 5
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# Posté le lundi 27 avril 2009 18:43

Essai de la Toyota Picnic GL 2.2 TD du 23 décembre 1997

Essai de la Toyota Picnic GL 2.2 TD du 23 décembre 1997
Toyota Picnic GL 2.2 TD
Prix : 150 290 F soit 22 912 ¤
Puissance fiscale : 8 CV
Puissance réelle : 90 ch
Vitesse maxi : 165 km/h

LE PICNIC A L'HEURE DU DIESEL


La silhouette du nouveau Picnic TD n'a rien perdu de son charme. Le style est élégant et affiche une personnalité bien marquée. Les vitres de custodes de forme trapézoïdale ainsi que la calandre contribuent à cette belle impression d'ensemble. Un détaildésagréable cependant : les pneus de faible dimension (14 pouces) laissent apparaître un vide aux passages de roues. La présentation intérieure ne souffre d'aucune critique importante et la finition générale du Picnic est réalisée avec soin.

6 places, pas de coffre

Confronté au Renault Scénic cinq places (son véritable adversaire), le Toyota Picnic propose un siège supplémentaire. Mais cette sixième place implique la disparition quasi complète du coffre. Pour un voyage en famille chargé, il devient donc indispensable de sacrifier une assise pour profiter d'un volume de chargement correct. Malgré tout, l'habitacle du Picnic est bien étudié : chaque siège est individuel et un couloir central autorise le passage de l'avant vers l'arrière. Sachez tout de même que seuls les fauteuils arrière se démontent (très facilement), la rangée centrale étant installée sur des glissières fixes. Cela étant, la véritable nouveauté du Picnic version 98 se situe sous le capot.

Vite un diesel !

Déception : Toyota semble avoir paré au plus pressé en proposant une motorisation diesel qui faisait défaut dans la gamme. Sur le papier déjà, ce nouveau bloc 2,2l de 90 ch affiche une puissance fiscale de 8 CV. Sachez que le 1,9l dTi de la Scénic développe pour sa part 100 ch avec une vignette à... 5 CV ! Premier handicap. Ensuite, à l'usage, la consommation n'est pas son fort : d'après nos mesures, les 100 km nécessitent presque 9 litres de gazole en moyenne, contre 6,9l pour la Renault.
Enfin, au plan acoustique, ce bloc ne présente pas vraiment les signes d'une recherche approfondie en matière d'insonorisation : pas de doute, il s'agit bien d'un diesel ! Dommage, car les performances du Picnic sont respectables, les reprises vigoureuses, et sa conduite demeure en toute occasion plaisante et énergique. La déception est d'autant plus grande que le Picnic a su garder un comportement routier très sain. Ses 4,53 mètres s'inscrivent avec précision en virage, et la souplesse de ses suspensions trouve un excellent compromis entre confort et tenue de route.

Les plus de cette voiture :
- Six places de série
- Comportement routier
- Equipement
Les moins de cette voiture :
- Moteur bruyant
- Puissance fiscale (8 CV)
- Consommation

Conclusion :
Cette version suréquipée du Picnic GL. pourrait s'afficher comme une bonne alternative entre petits monospaces et grandes berlines. Mais en l'équipant d'un moteur peu économe (fiscalité, consommation), Toyota annihile justement tout l'attrait du diesel. Un exemple qui remet une fois de plus en question la rentabilité de ce type de motorisation.

La note : 3 sur 5
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# Posté le samedi 18 avril 2009 19:23