- 825 000 F soit 125 770 ¤
- 20CV
- 295 km/h
DU BOUT DES DOIGTS
La voiture file à plus de 250 km/h. Seuls l'indication du compteur et le décor qui défile nous persuadent de la vitesse. Au loin, le premier virage se profile. Un simple mouvement des doigts et l'on rétrograde les vitesses. Le pied gauche se positionne sur le frein. Une légère pression suffit à ralentir la course du bolide. Docile, la direction répond instantanément aux intentions du conducteur. Le bolide s'engage dans la courbe. Dans le baquet de cuir, le corps se fait plus lourd. Mais déjà, le virage s'efface et le paysage change. La ligne droite nous saute au visage. Comme par réflexe, on enfonce l'accélérateur. Avec souplesse, les 380 ch du moteur nous propulsent vers la courbe suivante. Quel régal...
Technologie F1
Même quand on a l'habitude de conduire des dizaines de voitures plus performantes les unes que les autres, les bolides de Maranello titillent notre imagination. Se mettre à leurs commandes est vraiment une sinécure. Et ce sont justement les commandes qui changent sur la 355 F1. En effet, le passage des rapports de boîte se fait par l'intermédiaire de deux manettes situées de part et d'autre du volant. On "monte" les vitesses en utilisant celle de droite, et pour rétrograder, il suffit d'actionner celle de gauche. Pour trouver le point mort, vous actionnez les deux en même temps et pour la marche arrière, on s'aide du petit levier aluminium qui se trouve sur la console centrale.
Cette technologie qui reçoit la dénomination de "commande de boîte à pilotage électro-hydraulique", est directement issue de la compétition. Elle est, depuis 1989, utilisée par Ferrari sur ses bolides de Formule 1. Sur la 355 F1, ce système conserve la boîte 6 vitesses d'origine et permet de garder les deux mains sur le volant tout en changeant les rapports "à la volée".
La conduite facilitée
Ce système est tellement bien pensé qu'il n'est nul besoin d'apprentissage pour l'exploiter pleinement. De plus, comme dans une Formule 1, il n'y a pas de pédale d'embrayage. On peut alors s'essayer à freiner du pied gauche, à la manière d'un pilote du Championnat du Monde. On peut également passer les vitesses sans lâcher la pédale d'accélérateur, rétrograder plusieurs vitesses à la fois (une sécurité empêche les surrégimes). De plus, en basculant un simple bouton, marqué "Sport", on change le mode de fonctionnement des passages de vitesses. Plutôt que de laisser l'électronique enclencher elle-même le rapport supérieur à l'approche de la zone rouge, le mode "Sport" vous laisse la possibilité de filtrer avec le limiteur de régime. En même temps, il se charge d'augmenter la dureté de la suspension. Mais ces deux utilisations en boîte manuelle ne sont pas les seules disponibles. En effet, il en existe également une automatique (un simple bouton près du levier de marche arrière), qui passe les 6 vitesses à votre place. Elle se débraye, dès l'effleurement d'une des palettes de commande manuelle. On peut, également, adopter un "profil bas" si le terrain est trop glissant en appuyant sur le bouton "antipatinage". La voiture démarrera en seconde et les vitesses passeront vers 2 700 tr/mn. Le moteur V8 de 380 ch, en plus d'être puissant, est vraiment d'une souplesse extraordinaire.
J'en veux une
La différence avec une commande de boîte totalement manuelle se situe au niveau des reprises. En effet, on met quelques dixièmes de seconde de plus avec la 355 F1 pour passer de 80 à 120 km/h en quatrième, cinquième... En revanche les accélérations sont les mêmes. Les ingénieurs Ferrari ont fait du bon travail. Décidément, cette beauté sculpturale n'en finit pas de nous séduire. Son comportement routier est digne d'éloges et on ne se lasse pas d'écouter résonner le fabuleux V8. On roule, vitres ouvertes et on se laisse griser par la vitesse...
Les plus de cette voiture :
- Performances
- Ligne
- Commandes au volant
Les moins de cette voiture :
- Prix
- Finitions
Le détail plus :
Placé à l'aavnt, ce petit coffre (220 dm3) est suffisant pour un petit voyage. Quel changement, la plupart des sportives n'acceptant que dentifrice et brosse à dents.
Le détails moins :
La qualité moyenne des éléments plastiques (poignées de porte, boutons...) détonne dans une voiture de ce prix. Un petit effort serait le bienvenu.
L'équipement de série :
ABS, Airbag conducteur, passager, Direction assistée, Suspensions pilotées, Alarme, Rétros électriques, Jantes alliage, Radio K7, Climatisation, Vitres teintées, Sellerie cuir.
L'évaluation :
Sécurité : 5/5
Le comportement routier de cette voiture est exceptionnel. Sur route et plus encore sur circuit, elle montre une agilité stupéfiante. De plus, son freinage est à la fois puissant et endurant
Agrément : 4/5
Les commandes de vitesses au volant, c'est fantastique. Mais disposer d'un moteur qui sait être souple et puissant, c'est encore mieux. Quant aux suspensions pilotées, elles se montrent à la hauteur.
Vie à bord : 2/5
La finition intérieure n'est pas digne d'une voiture de ce prix. Boutons et Commodo ont un aspect fragile... Par contre, elle dispose d'un coffre à bagages, petit (220 dm3) mais pratique.
Budget : 2/5
La Ferrari la plus abordable de la marque coûte tout de même 825 000 F (125 770 ¤) dans cette version F1. C'est beaucoup plus que la majorité des sportives équivalentes (Porsche 911, Honda NSX...).
LA NOTE : 13/20
On tombe sous le charme
Exploiter pleinement une Ferrari n'est pas toujours facile. Mais cette commande de vitesses au volant vous simplifie le travail, car les deux mains restent bien en place. Avec cet accessoire, vous vous retrouverez pratiquement dans une véritable F1, puissante, à la tenue de route exceptionnelle et avec la possibilité (non négligeable) de faire partager votre passion à la personne de votre choix...