- 56 000 F* soit 8 537 ¤
- 6 CV
- 148 km/h
- 54 ch
* estimation
MAQUILLAGE A L'ITALIENNE
En mal de séduction, la Cinquecento vient de quitter la scène sur la pointe des pieds. Mais au pays des grandes amours, il suffit quelquefois d'un masque orné de plumes pour déclencher les passions. Fardée et rebaptisée Seicento (six cents en français), la petite Fiat ne renie pas son passé.
Un nouveau visage
La Seicento a rejeté le côté "cubique" de sa devancière. En gagnant quelques centimètres en longueur, le métal s'est arrondi et le verre s'est galbé. La Sporting associe au mieux douceur des traits et attributs sportifs. Plus basse, elle se veut plus musclée que ses soeurs. Son spoiler troué d'ouïes d'aération, sa jupe arrière descendantes et ses jantes en aluminium confèrent à ce tout petit engin une allure très dynamique. L'intérieur a également été remanié : fini les angles droits, vive les arcs de cercle. Des contre-portes à la planche de bord, on joue sur la rondeur. La présentation est plus moderne, mais la finition générale reste très sommaire et la qualité des plastiques assez archaïque. Telle une petite boule, le compte-tours à fond blanc roule sur le haut de la planche de bord, histoire de rappeler que la Sporting est une nerveuse.
Le même coeur
Nerveuse ne veut pas forcément dire sportive : la Sporting est avant tout une citadine de tempérament. Sa plate-forme comme son moteur (le 1 100 cm3 de 54 ch) proviennent de feu la Cinquecento. Petite cylindrée, petite puissance, rapports de vitesses très courts, la Sporting fait de son mieux pour concilier vivacité et volume sonore. Il est évident qu'avec une valeur de couple minimum (8,8 mkg à 3 200 tr/mn, contre 9,5 mkg à 2 500 tr/mn) pour une Twingo, par exemple) elle se cravache assez bruyamment en approchant la zone rouge. Sur route, avec sa morphologie de petit kart, la Sporting se montre assez vive dans ses réactions. Prudence, les ralentissements en virage pourront rapidement déséquilibrer l'arrière. Relativisons tout de même, car cette petite puce est surtout taillée pour la ville.
Sporting ? Shopping ?
Avec dix centimètres de moins qu'une Twingo, nul doute que ce gabarit s'intègre au mieux dans la circulation urbaine. Cet avantage se transformera en handicap dans l'habitacle, lorsque vous "tâterez" du genou de votre passager en enclenchant la cinquième vitesse... Championne du créneau facile, la direction de la Seicento pourrait cependant gagner en légèreté (une direction assistée électrique sera prochainement disponible). Pour le shopping, le coffre accueille l'équivalent d'un cabas et deux paniers d'osier. Cependant, une fois la banquette arrière rabattue, il est permis d'imaginer le transport d'objets bien plus volumineux.
Les + de cette voiture :
- Gabarit réduit
- Gaieté des lignes
Les - de cette voiture :
- Bruit moteur
- Finition
Le détail plus :
Il est possible de verrouiller l'airbag passager (en option) pour installer un siège bébé, dos à la route, sur le siège AV.
Le détail moins :
La finesse esthétique des rétroviseurs pénalise la hauteur du champ visuel arrière.
L'équipement de série :
Airbag conducteur, Anti-démarrage, Banquette AR rabattable, Fermeture centralisée, Jantes alliage, Phares anti-brouillard, Phares réglable en hauteur, Vitres AV électriques.
L'équipement en option :
ABS, Airbag passager, Direction assistée, Peinture métalisée.
L'EVALUATION :
Sécurité : 2/5
Sans histoire aux allures urbaines, la Sporting revendique bien son nom passée une certaine vitesse. Le train arrière réagit assez vivement lors de freinages en virages. La direction, un peu lourde en manoeuvres, s'allège en roulant, mais reste précise.
Agrément : 3/5
La conduite de la Sporting réclame une certaine jeunesse d'esprit. Peu habitable, rageuse et sonore en reprises, elle amusera les mères de famille... pendant un temps ! Un "p'tit jeune" dans le coup la trouvera pleine de charme.
Vie à bord : 2/5
La présentation s'est améliorée mais la finition n'atteint pas le niveau de la concurrence. Certaines commandes d'instrumentations semblent fragiles, l'imitation carbone de la console est un peu prétentieuse et les vis apparentes ne sont pas d'un bel effet.
Budget : 4/5
Le prix n'est pas définitivement fixé, mais compte tenu de la politique tarifiaire de Fiat, la Sporting se situera aux alentours de 56 000 F (8 537 ¤). Vu son équipement de série (airbag, vitres électriques), cette petite citadine se place parmi les moins chères des petites.
LA NOTE : 11/20
Pas tout à fait une autre
Le look de la Seicento lui attirera sans aucun doute la sympathie de nouveaux admirateurs. Pratique, économique et gaie, la Sporting remplit bien sa fonction de micro-citadine. Il est cependant dommage de n'avoir pas donné plus de charisme à la petite dernière, en s'écartant davantage des bases techniques de la Cinquecento. Avant d'être une nouveauté, la Seincento est surtout une 500 + 100...