Essai de la Volkswagen Beetle 2.0l du 17 février 1998

Essai de la Volkswagen Beetle 2.0l du 17 février 1998
Volkswagen Beetle 2.0l
- Prix supérieur à 120 000 F (18 294 ¤)
- 115 ch

PLACE A LA BEETLE


Imaginez que Citroën commercialise une 2 CV aux standards de confort et de sécurité actuels. Eh bien, c'est exactement ce que Volkswagen vient de faire, et ça marche ! Jamais nous n'aurions pensé que la Beetle déclencherait une telle frénésie de curiosité, de sympathie et d'admiration sur son passage. Dire que nous sommes ici au plus profond de la campagne georgienne, dans le sud des Etats-Unis...
En janvier dernier, Volkswagen présentait sa Beetle "version définitive" au Salon de Detroit. Depuis, il y a eu affluence chez les concessionnaires, qui livreront les premiers modèles au mois d'avril. En France, il nous faudra être encore plus patient, puisque la Beetle n'y sera vendue au plus tôt qu'à la fin de cette année. Nous pourrons cependant la voir au prochain Salon de Paris.
Selon nos informations, son prix sera a priori élevé. Son originalité et son niveau d'équipement très complet devraient cependant le justifier. Pour Volkswagen, il faut également ne pas faire trop d'ombre à sa nouvelle Golf et satisfaire une clientèle aisée et éprise de distinction. En somme, il ne s'agit plus du tout d'une Coccinelle "voiture pour tous" !

Rien d'une Coccinelle

En prenant en mains le volant de la Beetle, les souvenirs que l'on pouvait avoir de la Coccinelle s'évanouissent d'un coup. Tout le folklore qui fesait la spécificité de cette célèbre voiture (tenue de route délicate, confort spartiate, etc) a disparu au profit d'un comportement rigoureux et d'un confort n'ayant rien à envier à celui d'une Golf dernière génération. Normal, la Beetle lui a pris toute sa substance : châssis, trains roulants et mécanique ! A l'oreille, le bruit si caractéristique de l'ancien 4 cylindres à plat est également très vite oublié au profit d'une sonorité "conventionnelle", presque inaudible au ralenti. En montant en régime, le moteur placé à l'avant se fait cependant un peu plus présent, et engendre même de légères vibrations dans le pédalier et le volant. Il faut dire que l'architecture particulière de cette Beetle pare-brise très avancé comme dans un monospace accentue la sensation que le moteur est dissimulé juste sous l'immense planche de bord. Il en découle également une position de conduite assez reculée, qui requiert une certaine accoutumance. En effet, le capot court et plongeant est invisible, ce qui peut être gênant en manoeuvre. De plus, exactement comme dans certains monospaces, l'épaisseur des montants de pare-brise conjuguée à la présence des rétroviseurs juste dans le champ de vision de 3/4 avant complique singulièrement les changements de direction vers la gauche. Ce problème se pose en circulation urbaine bien sûr.

Tout d'une berline

Sur route, la Beetle procure beaucoup de plaisir à voyager confortablement et en toute sérénité. Certes, la fermeté des sièges vous rappelle qu'il s'agit d'une voiture allemande, mais la suspension s'avère très efficace. Elle concilie une grande douceur de roulement avec un judicieux maintient de la caisse, même dans les virages abordés à vive allure. La direction est pour sa part précise, et le rayon de braquage court facilite les manoeuvres. Quant au freinage, avec quatre disques et un antiblocage efficace, il se montre très performant.
Côté motorisations, le TDI de 90 ch et le 2 litres essence de 115 ch (en boîte 5 vitesses ou automatique) reproduisent globalement les sensations procurées par la Golf. Sur route, le poids important de l'auto (plus de 1 200 kg) oblige toutefois à rétrograder souvent pour obtenir de bonnes relances. Heureusement, la commande de boîte conjugue douceur et précision, ce qui renforce d'ailleurs notre préférence pour cette boîte mécanique. La version automatique ne bénéficie pas encore des derniers perfectionnements en matière d'intelligence de fonctionnement, ce dont profite la Renault Mégane par exemple.

Un coupé Golf

Les nombreuses qualité dynamiques affichées par la Beetle sont donc de nature à satisfaire une clientèle nostalgique... et des plus exigeantes. Attention toutefois à ne pas se méprendre sur la vocation très particulière de cette nouvelle Volkswagen : la Beetle s'apparente davantage à un coupé Golf qu'à une berline familiale ! L'habitabilité à l'arrière et le volume de coffre souffrent en effet fortement de la forme descendante du pavillon. De plus, comme la Twingo, la Beetle n'est qu'une quatre places, ainsi qu'en témoigne l'absence de ceinture de sécurité centrale à l'arrière.

Les + de cette voiture :
- Gueule d'amour
- Conception moderne
- Equipement complet
Les - de cette voiture :
- Prix élevé
- Habitabilité arrière
- Visibilité 3/4 avant

Le détail plus :
Les sièges avant (montés sur parallélogramme) se basculent largement vers l'avant
Le détail moins :
Peu de place... et pas d'air à l'arrière de la Beetle. Les vitres sont fixes.

L'équipement de série :
ABS, Double airbag, Banquette AR rabattable, Climatisation, Fermeture centralisée, Jantes alliage, Phares anti-brouillard, Radio K7, Rétros électriques, Sièges chauffants, Vitres AV électriques, Volant réglable hauteur.

L'EVALUATION
Sécurité : 4/5

La tenue de route et le freinage, du niveau des meilleures berlines compactes du marché, procurent un appréciable sentiment de sécurité. Le cas échéant, les équipements figurant dans la dotation de série, du double airbag à l'ABS, se chargent de le renforcer !
Agrément : 4/5
Dans ce domaine, difficile de faire abstraction du pouvoir émotionnel très fort de la Beetle. De nombreux détails, tels les poignées de portes ou le gros compteur de vitesse rond, rappellent trop la Coccinelle pour ne pas en tenir compte. Reste que le confort bénéficie du niveau sonore contenu et de la souplesse de la suspension.
Vie à bord : 3/5
C'est surtout la place arrière qui fait défaut, mais aussi le volume de coffre. Au besoin, on peut cependant rabattre la banquette (monobloc) pour l'agrandir. Côté équipement, il ne manque rien, de la climatisation aux porte-gobelets en passant par les prises 12 volts.
Budget : 2/5
Sans concurrente à laquelle s'opposer directement, la Beetle se permet des excès bien compréhensibles. Il faut préserver la Golf, et avec moins de 10 000 voitures à vendre en France en 99, il devrait y avoir plus de demandes que d'autos à livrer ! Les amateurs devront s'y prendre bien à l'avance pour commander...

LA NOTE : 13/20
Coup d'essai et coup de maître


Bien que la production de la Beetle ait été avant tout décidée pour doper les ventes de Volkswagen aux USA d'où son lancement prioritaire là-bas, ce n'est pas prendre un risque que de lui prédire un grand succès en Europe, et plus particulièrement en France. Elle pourrait y devenir un must, à l'instar de l'Austin Mini par exemple. Ainsi, grâce à la Beetle, les aventures de la Coccinelle continuent...
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# Posté le dimanche 01 novembre 2009 11:47

Essai de l'Audi A6 Avant 2.8 Pack Ambiente du 10 février 1998

Essai de l'Audi A6 Avant 2.8 Pack Ambiente du 10 février 1998
Audi A6 Avant 2.8 Pack Ambiente
- 284 000 F (43 296 ¤)
- 14 CV
- 193 ch
- 234 km/h

UN DEMENAGEUR EN COSTUME


A moins d'être allergique à ce type de carrosserie, on ne peut que tomber sous le charme de la nouvelle A6 Avant. Sobre, en tous cas moins marginale que celle de la berline, dont elle reprend les cotes extérieures, la nouvelle partie arrière est en effet parfaitement intégrée. Le tout offre une continuité esthétique d'une rare élégance. Les barres de toit et les jantes en alliage, livrées en série sur cette finition Pack, lui donnent fière allure. Mais puisqu'il s'agit d'un break, rendons-nous à l'intérieur...

Utile plus qu'utilitaire

Première bonne surprise, le hayon s'ouvre sur un compartiment arrière particulièrement accessible et bien dessiné. Néanmoins, l'A6 Avant n'a vraiment rien d'un véhicule utilitaire. Hormis la présence d'une barre de seuil en inox, la surface de chargement n'est absolument pas protégée. A l'instar d'une limousine, ici chrome et moquette épaisse règnent en maîtres. L'oeil est flatté par la finition impeccable et la présentation luxueuse. Gare aux accrocs ! Vous l'aurez compris, ce break de luxe préfère les clubs de golf aux parpaings salissants...

En progrès

Si par rapport à celui de sa devancière, le coffre de la nouvelle A6 Avant a gagné quelques décimètres cubes : 455 dm3 au lieu (contre 390) et 1 590 dm3 banquette rabattue (au lieu de 1 310). En tous cas, nous sommes loin des 2 m3 revendiqués par les ténors de la catégorie (Citroën XM, Mercedes Classe E, Volvo V90).
Mais l'aspect fonctionnel n'a pas été évincé, loin de là. Au sol, quatre anneaux d'amarrage (chromés, sil vous plaît !) seront d'un précieux secours pour fixer solidement une lourde charge. Un filet de protection très résistant, positionnable en deux endroits (configuration 5 ou 2 places), évite la projection des bagages vers l'avant, très dangereuse en cas de choc. Bien entendu, un solide couvre-bagages est également présent. A bord, tout l'espace disponible est utilisé. Le plancher renferme deux petits coffres : l'un au-dessus de la roue de secours (une "vraie", et non une galette), l'autre au-dessus de l'essieu, pour ranger de menus bricoles. Sans oublier les deux compartiments latéraux situés dans les ailes. Pour jouer les déménageurs, vous pouvez avoir recours à la banquette arrière rabattable en 1/3-2/3 et à son astucieuse trappe à skis. D'autant que sa manipulation est un véritable jeu d'enfant. Bravo pour les appuis-tête, qu'il n'est pas besoin de retirer, et les ceintures latérales, qui n'entravent pas le repliement. Bref, voilà un aménagement bien pensé qui compense le manque de volume du coffre (pour la catégorie, s'entend).
En ce qui concerne les sensations éprouvées au volant, les qualités dynamiques et le confort, ils sont en tous points identiques à ceux de la berline, c'est-à-dire de haut niveau. Motoriste émérite, Audi nous gratifie de mécanique remarquables d'aisance. Le 2.8l V6 de 193 ch est un régal d'onctuosité et de souplesse. En dépit d'un amortissement encore mollasson, le comportement routier s'avère au-dessus de tout soupçon. Par ailleurs, la transformation n'a en rien perturbé l'exceptionnelle insonorisation de l'habitacle. Un bien bel écrin...

Les + de cette voiture :
- Ligne séduisante
- Aspects pratiques
- Agrément/confort
Les - de cette voiture :
- Volume maxi
- Intérieur précieux

Le détail plus :
Le coffre de l'A6 s'apprécie surtout pour son côté fonctionnel. Banquette arrière 1/3-2/3, filet de retenue et trappe à skis font notamment partie de l'équipement de série.
Le détail moins :
Le confort du passager arrière central est pour le moins sacrifié par la faute de l'imposant tunnel du système Quattro. De plus, les porte-gobelets deviennent inutilisables.

L'équipement de série :
ABS, Double airbag, Volant réglable hauteur/profondeur, Clim automatique, 4 vitres électriques, Sièges AV réglable hauteur, Rétros électriques dégivrants, Banquette AR 2/31/3, Jantes alliage, Anti-patinage, Airbags latéraux, Régulateur de vitesse.

L'évaluation :
Sécurité : 4/5

Même en break, l'A6 fait montre d'une sérénité implacable. Les trains roulants sont efficaces, le freinage muni d'un ABS est hyper-puissant. Pas de problème au moment de relancer, le 2.8l de 193 ch ne manque pas de coffre. Et l'antipatinage veille...
Agrément : 4/5
Côté agrément, l'Avant n'a vraiment rien à envier à la berline. La présentation est du plus bel effet, la mécanique un régal d'onctuosité, et les performances de haute volée. Quant à la suspension excessivement souple, elle sait offrir un confort douillet.
Vie à bord : 3/5
La finition Audi est exemplaire. Dans cette version Pack, les occupants bénéficient d'un espace habitable conséquent et d'un équipement riche. Si le coffre ne compte pas parmi les plus spacieux, il a le mérite d'être fonctionnel, littéralement bourré d'astuces.
Budget : 2/5
A l'instar de toutes les Audi, l'Avant n'est pas donnée. A 14 000 F (2 134 ¤) de plus que la berline, la 2.8l atteint des sommets. Dans la catégorie, on fait plus grand pour moins cher. Certes, face à des rivales aussi luxueuses (BMW 528i Touring, Mercedes E280 Break), elle se montre à son avantage.

LE VERDICT : 13/20
D'abord le luxe, la charge ensuite

Ludique, la nouvelle A6 Avant comblera les utilisateurs qui ne recherchent pas le volume à outrance. Il faut la considérer comme une berline luxueuse qui peut rendre service à l'occasion grâce à sa grande modularité et à ses nombreux aspects pratiques. L'agrément et le confort dispensés n'ont rien à envier aux meilleures limousines. Si le coeur vous en dit et surtout si votre porte-monnaie vous le permet n'hésitez pas un instant.
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# Posté le jeudi 17 septembre 2009 15:18

Essai de la Rolls Royce Silver Seraph du 10 février 1998

Essai de la Rolls Royce Silver Seraph du 10 février 1998
Rolls Royce Silver Seraph
- Plus de 1 000 000 F (152 449 ¤)
- 326 ch
- 225 km/h

ROLLS ET BMW EN VOYAGE DE NOCES


Après dix-neuf ans de carrière, la célèbre Rolls Silver Spirit prend une retraite bien méritée. Sa remplaçante, la Silver Seraph, bénéficie de la collaboration de BMW. Une première. Sous le capot, le légendaire V8 britannique laisse place au V12 bavarois et à ses 326 ch. La boîte automatique à 5 rapports provient également de BMW, le châssis est inédit, tout comme le système de freinage et la plupart des caractéristiques techniques. En clair, l'auto est totalement nouvelle.

Clin d'oeil au passé

Si BMW a beaucoup apporté à Rolls Royce sur le plan technique, les Anglais n'ont, en revanche, eu besoin de personne pour concevoir la ligne et l'habitacle de leur nouveau modèle. La Silver Seraph se démarque très sensiblement des lignes anguleuses et massives de la Silver Spirit. Elle s'inspire plus des Silver Shadow et surtout des anciennes Silver Cloud des années cinquante et soixante.
Voir passer cette nouvelle Rolls est une expérience étonnante. L'auto semble totalement décalée par rapport au paysage automobile. Bien sûr, ses dimensions hors normes y sont pour quelque chose. Plus large (2,15m), plus longue (5,39m), plus haute (1,51m) que pratiquement tout ce qui roule, elle ne peut passer inaperçue. Ajoutez à cela les surprenants projecteurs avant, ou les ailes dissociées du reste de la carrosserie et vous obtenez une voiture unique en son genre. A la fois élégante, originale et subtilement provocante. Un cocktail qui a toujours réussi à Rolls Royce.
Mais au-delà du dessin incomparable de la carrosserie, c'est bien l'habitacle qui devrait séduire les clients de la Silver Seraph. Bois, chromes et cuir sont omniprésents, l'instrumentation est d'une rare beauté, et la qualité de fabrication inspire le respect. Les nouveaux sièges sont bien plus ergonomiques que par le passé et tout à bord se règle électriquement. Cela peut paraître normal pour une limousine, pourtant, Rolls avait un léger retard dans ce domaine. Seul détail gênant, quelques boutons d'origine BMW traînent çà et là (commande de "cruise control" et de climatisation par exemple). L'auto sera vraisemblablement vendue plus d'un million de francs (152 449 ¤)... Rolls aurait donc pu éliminer ces rares présences germaniques et éviter ainsi de heurter les puristes.

Sur la route

Dès les premiers kilomètres, les différences par rapport à la Silver Spirit sont évidentes. L'auto accuse moins de roulis, freine fort, sa direction est bien plus précise et la boîte automatique fait preuve d'une rapidité et d'une douceur remarquables. Le V12 BMW offre bien plus de punch que l'ancien V8 Rolls; le constructeur annonce une "vitesse de pointe de 225 km/h (contre 215 km/h précédemment) et surtout 7s pour le 0 à 100 km/h (contre 10s).
Bien sûr, la Silver Seraph n'est pas faite pour être malmenée, son poids de 2 300 kg impose une certaine réserve et, d'une manière générale, l'auto est tout de même moins efficace qu'une A8 Quattro ! L'ensemble de ses prestations demeure toutefois exceptionnel avec, en particulier, un confort royal.

Les + de cette voiture :
- Agrément de conduite exceptionnel
- Luxe incomparable
- Progrès techniques évidents
Les - de cette voiture :
- Rapport dimension/habitabilité
- Poids

L'équipement de série :
ABS, Airbag conducteur et passager, Anti-patinage, Clim automatique, Parements bois, Régulateur de vitesse, Rétros électriques dégivrants, Sellerie cuir, Sièges électriques à mémoire, 4 vitres électriques, Volant réglable hauteur.

L'évaluation :
Sécurité : 4/5

Un freinage renforcé doté d'un ABS dernière génération, une tenue de route saine aidée par un anti-patinage efficace, la Silver Seraph offre un niveau de sécurité active élevé. Côté sécurité passive, seuls les airbags latéraux manquent à l'appel.
Agrément : 5/5
La Rolls n'est peut être pas la berline la plus efficace du monde, mais à son volant, on éprouve un plaisir exceptionnel : silence absolu, confort remarquable, mécanique souple et puissante. Le bonheur.
Vie à bord : 5/5
L'ambiance à bord est incomparable, aucun constructeur n'arrive à créer une telle atmosphère. En outre, l'ergonomie a progressé, et le niveau d'équipements est exceptionnel. Il n'y a rien à redire : l'habitacle est tout simplement somptueux.
Budget : 1/5
De la folie pure : le prix de la Silver Seraph dépassera sans doute la million de francs (152 449 ¤), et les coûts d'entretien du constructeur sont délirants. Seule consolation, la consommation est en baisse !

LE VERDICT : 15/20
100% Rolls !

Presque aussi performante, sûre et efficace que les meilleures berlines allemandes, la Silver Serpah offre en plus l'ambiance, le charme et le confort d'une authentique Rolls Royce. L'apport technique de BMW n'a donc pas dénaturé "la plus prestigieuse voiture du monde"; elle lui a, au contraire, ôté ses petites faiblesses. Une grande réussite.
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# Posté le lundi 14 septembre 2009 15:28

Essai de la Suzuki Wagon R+ GL du 3 février 1998

Essai de la Suzuki Wagon R+ GL du 3 février 1998
Suzuki Wagon R+ GL
- 59 900 F soit 9 132 ¤
- 4 CV
- 65 ch
- 140 km/h*
*Donnée constructeur

LES FEMMES ET LES ENFANTS D'ABORD

Le Wagon R connaît un franc succès au Japon depuis quelques années déjà. A tel point d'ailleurs que Suzuki ne pouvait l'importer en Europe, car sa capacité de production était insuffisante. Mais devant l'engouement rencontré par cette petite citadine, le constructeur nippon a décidé de partir à l'abordage de notre continent avec son drôle de petit animal.
Et le Wagon R+ (+ pour son adaptation à notre marché) est doté d'une personnalité plutôt attrayante. Affichant une frimousse légèrement agressive, ce véhicule à caractère citadin bénéficie même d'un appréciable capital sympathie. Cibles du constructeur, principalement les femmes avec enfants (pour une seconde voiture) et les jeunes couples.

Vraiment spacieux

De l'extérieur, le Wagon R+ paraît minuscule. Et pourtant, dès que l'on prend place à son bord, on oublie rapidement que ses cotes sont si modestes. On est même carrément bluffé : excellente vision panoramique, garde au toit et largeur aux coudes excellentes... l'impression d'espace est bien réelle. Même les grands gabarits sont à leur aise. On dispose de quatre vraies places, de deux véritables sièges couchettes et d'un coffre digne de ce nom. Les sièges arrière s'escamotent parfaitement, et indépendamment, pour offrir un planchet plat et un appréciable volume de chargement. Notons d'ailleurs que la large ouverture du hayon rend le coffre très accessible.
C'est vrai qu'il ne ressemble à nul autre, ce "microspace". Et aujourd'hui, c'est un luxe. Les protections latérales et les imposants boucliers peints aux couleurs de la caisse lui confèrent d'ailleurs une certaine prestance. En fait, le Wagon R+ a la gueule de ses ambitions : pas d'effet de style pour lui donner de grands airs mais une ligne qui affiche courageusement ses prétentions fonctionnelles et ludiques. Et l'habitacle est à l'image de la robe. La présentation est attrayante et la finition soignée. Bref, on se sent bien à bord, d'autant que le confort est réel, même si sur route bosselée les suspensions arrière se montrent un peu sèches.

Un moteur pétillant

Le cocktail reste exotique côté mécanique. Car, avec 65 ch sous le capot, ce Wagon R+ ne manque pas de punch pour la catégorie. D'ailleurs, le petit quatre cylindres 16S de 996 cm3 est tout simplement le plus puissant de sa catégorie ! Volontaire et souple, il nous fait donc regretter que la boîte de vitesses ne présente pas des rapports mieux étagés. Sacrifiée sur l'autel de la fiscalité. Remarquez, c'est vrai qu'en ville...
Tenue de route et freins sont à la hauteur des performances. Quant à la direction électrique (à assistance variable) de série, elle manque légèrement de rappel mais se montre précise.
La bonne surprise ? Le Wagon R+ GL ne coûtent que 59 900 F (soit 9 132 ¤) et dispose d'un appréciable équipement standard. Ce "microspace" s'avère même accessible pour 5 000 F (soit 762 ¤) de moins en version de base, GA. Voilà ce que l'on appelle un excellent rapport prix/prestation/espace. Un conseil : n'emmenez pas vos enfants chez le concessionnaire. Vu les nombreuses possibilités de personnalisation présentées, ça pourrait vous coûtee cher !

Les + de cette voiture :
- Habitabilité
- Moteur
- Prix/équipements
Les - de cette voiture :
- Etagement de boîte
- Suspension arrière
- ABS indisponible

Le détail plus :
Sous les sièges avant se logent d'astucieux bacs de rangement. Le plus grand, côté passager, est amovible.
Le détail moins :
Imposants et très visibles, les feux arrière incorporés aux boucliers sont trop vulnérables en ville.

L'équipement de série :
Airbag conducteur, passager, Anti-démarrage, Banquette AR 2/3-1/3, Barres de toit, Cache-bagages, Direction assistée, Fermeture centralisée, Peinture métalisée, Vitres AV électriques
L'équipement en option :
Clim : 6 500 F (991 ¤)

L'évaluation :
Sécurité : 3/5
Malgré un centre de gravité assez haut perché, le Wagon R+ est doté d'un comportement routier satisfaisant. Le freinage est mordant et la conduite facile. On regrette toutefois que l'ABS ne soit pas disponible en option.
Agrément : 4/5
A condition de ne pas être trop pressé, avec plusieurs personnes à bord, ce Suzuki assure un bon agrément de conduite et d'utilisation. Pratique et polyvalent, il peut devenir une excellente seconde voiture pour la famille.
Vie à bord : 3/5
Le Wagon R+ prend peu de roulis en virage et le confort des sièges s'avère excellent. Globalement, le confort, tant acoustique que dynamique, est satisfaisant. Les suspensions arrière sont toutefois un peu sèches à notre goût.
Budget : 4/5
Moins de 60 000 F (9 147 ¤), un équipement standard plutôt riche... cela ne fait pas cher le cm3 d'espace. Ce petit japonais s'offre ainsi le moyen d'atteindre ses légitimes ambitions. Son mini prix le rend encore plus sympathique.

Le verdict : 14/20
L'essayer, c'est l'adopter
Ce monospace de poche ne manque pas de séduction. Sa bonne bouille et son agrément de conduite ne nuisent en rien à sa fonctionnalité. Bien au contraire, aspects pratiques et excellentes habitabilité renforcent ses attraits. A moins de 60 000 F (9 147 ¤), on s'offre ainsi une petite voiture ludique et bien équipée. Voilà donc un petit animal trompeur facile à adopter...
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# Posté le dimanche 13 septembre 2009 16:41

Essai de l'Audi S8 Tiptronic du 27 janvier 1998

Essai de l'Audi S8 Tiptronic du 27 janvier 1998
Audi S8 Tiptronic
- 602 000 F soit 91 774 ¤
- 24 CV
- 340 ch
- 250 km/h

"TIP-TOP"


Avec une longueur de plus de 5 mètres et un poids supérieur à 1,8 tonne, cette Audi mérite sans conteste le titre de limousine. Elle en a du reste la vocation. L'extrême sobriété de ses lignes extérieures, au demeurant très élégantes, en est annonciatrice. Ainsi, même les gigantesques roues de 18 pouces offrent plus de raffinement que de sportivité. L'habitacle, tout aussi distingué, se montre tetoufois plus aguicheur. C'est le luxe total. Tout, absolument tout, est présent, du téléphone portable aux sièges chauffants à mémoire, en passant par le réglage électrique de la colonne de direction. La liste complète des équipements est longue... Beaucoup trop pour être citée ! Naturellement, la qualité et la finition sont irréprochables. La seule déception provient, en fait, de la sobriété du cuir et du bois qui donne une touche morose à l'intérieur de cette Audi. La commande de la boîte de vitesses "Tiptronic", ornée d'aluminium pilo, en est d'autant plus éclatante.

Boîte à malices

La boîte Tiptronic représente d'ailleurs la grande innovation de cette S8. Le système n'est pourtant pas une nouveauté chez Audi ; il est déjà monté sur les A4, A6, et A8. Apparu à l'origine chez Porsche, il offre la particularité de combiner deux boîtes en une : automatique, des plus classiques, ou séquentielle. Bien qu'éloignée de la philosophie sportive de la S8, l'utilisation en mode auto se révèle excellente. Elle s'adapte parfaitement à la conduite adoptée. L'utilisation en mode séquentiel reste toutefois la plus attrayante. Elle procure la sécurité (rétrogradages) d'une boîte manuelle conjuguée aux avantages d'une boîte automatique. Pour passer au rapport supérieur, une légère impulsion du levier vers l'avant suffit ; pour rétrograder, c'est l'inverse. En enclenchant les vitesses, il n'est même pas nécessaire d'arrêter d'accélérer ! En plus, le cas échéant (aux très bas et hauts régimes), la boîte change automatiquement de rapport pour préserver la mécanique.

Hors normes

Mais le plus étonnant, ce sont les performances, quasi identiques à celles de la version équipée d'une boîte manuelle. Elles sont littéralement sidérantes pour une voiture de ce gabarit... et de ce poids. A ce propos, on ne peut que se réjouir de la présence de la coque en aluminium qui "limite les dégâts". Il faut dire que la S8 a quelques équipements à transporter ! Tout le savoir-faire d'Audi et les dernières technologies répondent à l'appel. A commencer par la traditionnelle transmission intégrale. Sur cette version Tiptronic, elle est pour la première fois rejointe par un système de contrôle de trajectoire : l'ESP. Extrêmement efficace, ce dernier stoppe littéralement la voiture en cas d'anomalie de comportement. On se sent ainsi totalement protégé : certainement la plus belle qualité offerte par cette grande Audi.

Les + de cette voiture :
- Agrément total
- Equipement absolu
- Sécurité étonnante
Les - de cette voiture :
- Poids
- Pas de ceinture centrale arrière 3 points

Le détail plus :
La débauche de moyens est considérable : même le téléphone portable intégré est de série.
Le détail moins :
La taille diminuée du rétroviseur droit, par rapport au gauche, est incompréhensible et injustifiable.

L'équipement de série :
Airbags latéraux, Anti-patinage, Chargeur CD, Châssis sport, Clim automatique, Régulateur de vitesse, Rétros électrique dégivrants, Sellerie cuir, Sièges chauffants, Siège électrique à mémoire, Trappe à skis, Volant réglable hauteur/profondeur électrique.

L'évaluation :
Sécurité : 5/5

En plus de l'épatante transmission intégrale, épaulée par l'ESP (système de contrôle de stabilité), la S8 reçoit l'antipatinage. Avec l'ABS et tous les airbags, la sécurité active et passive est absolue.
Agrément : 4/5
Luxueuse, silencieuse, vaste, sur-équipée, ultraperformante et sécurisante... la S8 offre un plaisir absolu. Attention toutefois, trop de luxe tue le luxe : l'intérieur de cette Audi flirte avec l'austérité.
Vie à bord : 5/5
En dépit du châssis sport et de l'amortissement plus ferme qui l'accompagnent, la S8 offre un confort de tout premier plan. La panoplie d'accessoires se charge de parfaire l'ensemble.
Budget : 1/5
Le prix constitue son seul défaut. Exorbitant, bien qu'en rapport avec ses formidables prestations ! Sa fiscalité (24 CV) et sa consommation conséquente paraissent, elles, bien anodines face aux 602 000 F (91 774 ¤) réclamés.

Le verdict : 15/20
La berline superlative


En version Tiptronic, cette "S" 8 mérite, plus que jamais et sans conteste, son titre de sportive, au même titre que la version à boîte manuelle. Pourtant, si un qualificatif doit la définir, ce sera plutôt... sublime. Au sommet de la gamme, elle affiche, en effet, toute la technologie Audi. Mais, plus qu'une vitrine, la S8 est avant tout un bien beau porte-drapeau.
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# Posté le samedi 12 septembre 2009 16:08