Essai de la SsangYong Korando SEL 3.2 auto du 11 novembre 1997

Essai de la SsangYong Korando SEL 3.2 auto du 11 novembre 1997
SsangYong Korando SEL 3.2 auto
Prix : 232 400 F soit 35 429 ¤
Puissance fiscale : 18 CV
Puissance réelle : 209 ch
Vitesse maxi : 184 km/h

EN ROUTE POUR LA VILLE

En reprenant des mécaniques d'origine Mercedes-Benz, SsangYong s'offre l'assurance d'un savoir-faire et s'attire l'intérêt de tous. Mais son Korando ne risquait pas de passer inaperçu. Quelle "gueule" ! Son museau aussi effilé qu'agressif donne une belle impression de puissance. D'aucuns trouvent même à cette face avant un aspect animal... Pour être précis celui, farouche, de l'impressionnant babouin. Cela tombe plutôt bien, me direz-vous, pour qui aime faire le singe en forêt avec son tout-terrain.
Si, de toute évidence, ce 4x4 se destine surtout à la ville et aux routes de campagne, il possède de belles capacités pour sortir des sentiers battus. Pour vous éviter de "monter aux arbres", ce Korando est équipé d'une transmission intégrale permanente et d'un très efficace système Bosch associant antipatinage et antiblocage de roues ABD. Ce dispositif lui octroie une belle stabilité en courbe et une motricité particulièrement appréciable sur terrain glissant.

Souple et puissant

Il en a du caractère, le six cylindre Mercedes ! Fort de 209 chevaux, il est accouplé à une excellente boîte automatique à quatre rapports correctement étagés. La gestion électronique de cette transmission permet de sélectionner deux programmes : "sport" et "économique". Reprises et accélérations sont vigoureuses. Les vitesses passent vite et sans à-coups. En ville, c'est un vrai plaisir : une plaisante façon d'affronter les affres de la circulation. Le conducteur, assez haut perché, voit loin et anticipe davantage. La puissance fait le reste...
Sur la route, cette mécanique douce et silencieuse s'avère tout aussi agréable. La souplesse des suspensions accorde un excellent confort sans pour autant dégrader le comportement routier. On perçoit des mouvements de caisse assez prononcés, mais le compromis est finalement efficace. Les gros rouleurs apprécieront. En revanche, en usage tout-terrain, une gardeau sol accrue et des suspensions plus fermes seraient bienvenues. Quant au freinage, il ne manque ni de mordant, ni d'endurance. En fait, seule la consommation élevée peut réduire les velléités de conduite sportive (15,5 l au 100 km en moyenne !). C'est vrai, les traits du Korando font montre d'authenticité... mais point de rusticité. Bien au contraire, son apparence est valorisante et sa ligne aussi originale qu'équilibrée. Son habitacle carré et spacieux participe également à la séduction. Le pare-brise peu incliné fait bien sentir que l'on est à bord d'une voiture "différente". Les sièges sont très confortables et la présentation soignée. Climatisation régulée, autoradio avec lecteur CD, placage façon bois, volant réglable en hauteur, vitres et rétroviseurs électriques, verrouillage centralisé des portes avec alarme et commandes à distance, peinture métallisée et jantes alliage sont proposés de série. En revanche, l'airbag conducteur est inscrit au catalogue des options... Ca fait un peu mesquin quand on dépense plus de 230 000 F soit 35 063 ¤. Un conseil : puisque ce SsangYong s'avère malgré tout fort attractif, offrez-vous la belle sellerie cuir et nubuck.

Les plus de cette voiture :
- Originalité
- Confort
- Moteur / boîte
- Comportement routier
Les moins de cette voiture :
- Consommation
- Garde au sol

Conslusion :
Original, le Korando SEL 3.2 est un tout-terrain qui donne encore à son propriétaire l'impression de rouler "différent". C'est donc une excellente affaire, car cet attrait est devenu une denrée rare au pays des 4x4. Et puis... ne faisons pas la fine bouche. Dans sa version automatique, ce coréen conjugue intelligemment confort et agrément de conduite au quotidien. C'est bien là sa qualité majeure.

La note : 4 sur 5

# Posté le jeudi 29 novembre 2007 06:09

Essai de la Mercedes E 240 V6 Elégance du 4 novembre 1997

Essai de la Mercedes E 240 V6 Elégance du 4 novembre 1997
Mercedes E 240 V6 Elégance
Prix : 256 800 F soit 39 149 ¤
Puissance fiscale : 12 CV
Puissance réelle : 170 ch
Vitesse maxi : 223 km/h

MARIAGE HEUREUX

La E 240 et son nouveau V6 remplacent la E 230, qui était propulsée par un quatre cylindres 16 soupapes. Dans l'opération, la puissance passe de 150 à 170 ch : un gain de 20 ch, déjà appréciable. Mais surtout, c'est dans le domaine de la souplesse que cette mécanique fait la différence. Il faut dire que les motoristes de Mercedes n'ont pas lésiné sur les moyens. Ce V6 dispose de trois soupapes par cylindre (dont deux pour l'admission) et d'un conduit d'échappement travaillée pour réduire à froid les rejets polluants en raccourcissant la phase de mise en température du catalyseur. Autre nouveauté : le double allumage (deux bougies par cylindre), technique qui optimise la combustion du mélange air-essence. Suivant l'accélération et le régime moteur, une savante gestion électronique permet d'activer les deux bougies de manière décalée. On l'appelle le "double allumage déphasé alternatif"... Ouf ! Bref, tout cela est bon pour la combustion, donc pour la consommation... et finalement pour l'environnement. Tant mieux !
La E 240 est également équipée d'un accélérateur électronique et du système de maintenance actif "Assyst" qui, en fonction de votre mode de conduite et de vos types de parcours, peut espacer les vidanges d'huile jusqu'à 30 000 km. Ce micro-ordinateur se réfère en effet aux informations transmises par des capteurs de niveau d'huile, de sa température, de celle du liquide de refroidissement et des sollicitations du moteur. Voilà donc une maintenance intelligente !

Docile

Le plus agréable avec ce V6 18 soupapes est sans aucun doute sa docilité. Par rapport à l'ancien quatre cylindres, son couple maximum s'avère à peine plus élevé (22,9 mkg au lieu de 22,4), mais il se révèle disponible bien plus tôt dans les tours (3 000 tr/mn). Surtout, il reste constant jusqu'à 5 000. Très souple, ce moteur ne rechigne donc pas à reprendre dans les bas régimes. Parfaitement épaulé par une boîte bien étagée, il distille de bonnes reprises en regard du poids conséquent de la voiture, et ses accélérations sont vigoureuses. Notons également qu'il vibre peu et se révèle particulièrement silencieux. Un régal pour les longs parcours...
Le très bon comportement de cette berline participe également à l'agrément de conduite dispensé. Les suspensions assurent confort et tenue de route efficace. L'antipatinage ASR et l'ABS vieillent au grain et le freinage est mordant. Mais, il y a un mais... Le plus dérangeant, en fait. A haute vitesse, on doit constamment apporter des corrections au volant car la Classe E ne dispose pas d'une tenue de cap suffisamment rigoureuse... Plutôt fatiguant à la longue.

Les plus de cette voiture :
- Moteur / boîte
- Agrément de conduite
- Présentation / équipement
- Niveau sonore
Les moins de cette voiture :
- Tenue de cap à haute vitesse

Conclusion :
Sans être un monstre de puissance, ce nouveau V6 et ses 170 ch assurent à la Classe E un agrément de conduite certain. Choisir une motorisation supérieure ne sera donc certainement pas une nécessité... Plutôt un vrai plaisir. De surcroît, bien équipée dans sa finition Elégance (airbags conducteur, passager et latéraux, climatisation, boiserie en ronce de noyer, jante alliage, ASR, ABS, etc...), la E 240 V6 ne manque pas de séduction.

La note : 4 sur 5

# Posté le mercredi 28 novembre 2007 06:05

Essai de la Chrysler Voyager 2.4 SE Luxe BVA du 4 novembre 1997

Essai de la Chrysler Voyager 2.4 SE Luxe BVA du 4 novembre 1997
Chrysler Voyager 2.4 SE Luxe BVA
Prix : 186 900 F soit 28 493 ¤
Puissance fiscale : 12 CV
Puissance réelle : 149 ch
Vitesse maxi : 163 km/h

LA SOLUTION EST DANS LA BOITE

Le moteur 2,4 l de 149 ch est apparu au début de l'année dernière en remplacement de l'ancien bloc de 101 ch. Ses performances s'en sont trouvées améliorées (38 ch de plus, ça compte !), sauf dans le domaine des reprises. La faute à une boîte manuelle à l'étagement beaucoup trop long. Par ailleurs, au plan de l'agrément, ce n'était toujours pas l'idéal du fait d'un levier de vitesses vraiment récalcitrant ! Cette nouvelle version à boîte automatique à quatre rapports arrive donc à point nommé.

Lourd et performant...

Malgré un poids qui culmine maintenant à 1 805 kilos (70 kg supplémentaires), les performances font un véritable bond en avant. Il ne faut plus que 10s2 pour passer de 80 km/h à 120 km/h, soit un gain de 18 secondes pleines par rapport à la version en boîte manuelle, en cinquième ! Bien entendu, cette différence s'explique par le rétrogradage (kick-down) généré par l'écrasement de l'accélérateur. L'agrément de conduite sur route s'en trouve grandement amélioré.
En revanche, si les performances maximales chutent légèrement (comptez 1 seconde de plus au 1 000 mètres départ arrêté), la consommation, quant à elle, croît de façon sensible : 14,2 litres d'essence aux cent kilomètres, c'est-à-dire un bon litre de plus que pour la version en boîte manuelle.
Mais le changement ne s'arrête pas à cette nouvelle transmission. La gamme Voyager vient d'améliorer son niveau d'équipement. Ainsi, notre 2.4 SE Luxe dispose maintenant de l'ABS, d'un correcteur d'assiette, de rétroviseurs rabattables électriquement, d'une galerie de toit et d'une colonne de direction réglable en hauteur... Tous ces éléments viennent s'ajouter aux airbags et à la climatisation déjà disponibles sur l'ancienne version.
Le prix subit une inflation de l'ordre de 12 000 F soit 1 829 ¤ à laquelle il faut ajouter 8 000 F soit 1 220 ¤ pour la boîte auto. Malgré cette augmentation, le Voyager 2.4 SE Luxe BVA, commercialisé à 186 900 F soit 28 493 ¤, reste une bonne affaire, face à des concurrents (Espace, 806, Galaxy...) qui ne disposent pas, pour un prix équivalent, du même niveau d'équipement.

Idéal pour sept passagers

Pas de changement au niveau du concept : le Voyager reste l'outil idéal pour transporter sept personnes. Dans l'habitacle, les passagers se sentiront à leur aise et confortablement installés. Seul le niveau sonore trop élevé (bruits moteur et aérodynamique) peut les gêner. Question modularité, l'enlèvement des sièges encombrants vous demandera toujours autant d'efforts. Les deux sièges du milieu (en option à 5 000 F soit 762 ¤) sont vraiment lourds. Quand à la banquette arrière à trois places, il vaut mieux être à deux pour la manipuler.
Au plan pratique, on bénéficie d'un coffre aux dimensions respectables (à condition d'avancer la banquette), de nombreux tiroirs, de porte-gobelets et de porte-bouteilles de part et d'autre de l'habitacle. Par ailleurs, le Voyager conserve l'avantage de ses deux portes latérales coulissantes.

Les plus de cette voiture :
- 7 places d'origine
- Prix / équipement
- Boîte automatique
Les moins de cette voiture :
- Niveau sonore
- Consommation

Conclusion :
Doté de cette nouvelle transmission automatique, le Voyager gagne sur deux plans : celui de l'agrément de conduite, grâce à ses nouvelles capacités de reprise, et celui du rapport prix/équipement. Voilà qui le rend un peu plus concurrentiel. Toutefois, des progrès restent à faire en ce qui concerne son niveau sonore et sa consommation pour en faire une nouvelle référence de la catégorie.

La note : 3 sur 5

# Posté le lundi 26 novembre 2007 10:45

Essai de la BMW 525 td du 4 novembre 1997

Essai de la BMW 525 td du 4 novembre 1997
BMW 525 td
Prix : 214 900 F soit 32 761 ¤
Puissance fiscale : 7 CV
Puissance réelle : 115 ch
Vitesse maxi : 197 km/h

LE VELOUTE AVANT TOUT

Conséquence d'une "course à l'armement" de plus en plus sévère, BMW avait oublié, depuis l'arrivée de l'actuelle Série 5, la vocation première d'un turbo-diesel : l'économie. Face à la demande pressante de la clientèle, le constructeur munichois propose aujourd'hui à qui n'est pas "fan" des performances dans l'absolu la 525 td, version "dégonflée" de la tds qui reste bien sûr au catalogue.

Ablation d'un organe

Le moteur de la 525 td est identique à celui de la 325 td et... de la 525 tdqs. Par rapport à cette dernière, la seule différence est l'absence de l'échangeur air/air qui permet de refroidir l'air d'admission et d'augmenter le rendement de la mécanique. Résultat, le six cylindres de 2,5 l BMW développe 115 ch au lieu de 143 ch (soit 28 ch de moins), toujours à 4 800 tr/mn. Par ailleurs, le couple descend également de 26,5 mkg à 23,4 mkg, mais il s'établit maintenant à 1 900 tr/mn au lieu de 2 200.
Bonne surprise, il fait toujours preuve d'onctuosité et de discrétion. En revanche, comparées à celles de sa grande soeur comme à celles de ses rivales de puissance équivalente, les performances de la 525 td rentrent dans le rang. La nouvelle Audi A6 1,9 l TDi de 110 ch se montre bien plus dynamique, notamment en reprises (12s2 contre 14s4 pour passer de 80 à 120 km/h en 5e). Même une Safrane 2,2 l dT, qui n'a pourtant rien d'un foudre de guerre, la supplante dans ce domaine.
On regrette donc le manque de punch du moteur BMW au-dessous de 2 000 tr/mn : il est souple, mais creux. Il faut jouer du levier pour relancer la lourde berline (1 545 kg) avec une certaine vigueur. Six cylindres oblige, la consommation s'en ressent : 9,4 l/100 km (9,7 l pour le tds) en moyenne, contre 7 l pour l'A6 TDi et 8,4 l pour la Safrane 2,2 l dT. Cela étant, la mécanique "Béhème" ne manque pas de qualités et distille un bel agrément d'utilisation. Ses montées en régime linéaires s'effectuent dans une sonorité réjouissante et elle démontre un beau potentiel à haut régime.

Autoroutière de choix

Douce, dotée d'une présentation raffinée, la 525td est une bonne autoroutière, à conduire tranquillement. C'est ainsi qu'elle s'apprécie le mieux. L'ergonomie parfaite du poste de conduite, la direction précise et idéalement assistée, l'amortissement efficace et le freinage puissant autorisent une conduite naturelle et détendue. Le confort de la suspension est, à l'instar de l'insonorisation, excellent. Quant à la tenue de route, elle ne requiert aucun talent de pilote tant qu'on mène l'auto en bon père de famille. Au pire, le système antipatinage ASC+T (déconnectable au tableau de bord) limitera vos excès de fougue.

Les plus de cette voiture :
- Six cylindres onctueux
- Agrément de conduite
- Présentation / Finition
Les moins de cette voiture :
- Apathie à bas régime
- Consommation

Conclusion :
Avec son "petit" moteur, la 525td mérite le détour. D'autant qu'elle démontre les mêmes qualités de confort et d'agrément que la tds, 7 600 F soit 1 159 ¤ plus chère. L'équipement complet reste quasi identique avec entre autres l'ABS, les airbags frontaux et latéraux, les rétros dégivrants, quatre vitres électriques, un régulateur de vitesse, un volant multifonction et un poste radiocassette. Seule différence et non des moindres, la climatisation automatique est de série ! 20 790 F soit 3 169 ¤ moins chère à équipement égal, la 525td est donc une bonne affaire. Elle décevra toutefois l'habitué des performances supersoniques qu'offre la tds.

La note : 3 sur 5

# Posté le lundi 26 novembre 2007 09:19

Essai de l'Audi A4 Avant V6 2.5 TDI Advance du 28 octobre 1997

Essai de l'Audi A4 Avant V6 2.5 TDI Advance du 28 octobre 1997
Audi A4 Avant V6 2.5 TDI Advance
Prix : 218 000 F soit 33 234 ¤
Puissance fiscale : 10 CV
Puissance réelle : 150 ch
Vitesse maxi : 218 km/h

LE NEC PLUS ULTRA DU DIESEL

Chez Audi, le turbo-diesel se conjugue depuis longtemps à l'injection directe. La marque aux quatre anneaux propose des mécaniques 4 et 5 cylindres (75, 90, 110 et 140 ch) qui font référence, notamment au chapitre de la consommation. Fort de son expérience, le constructeur allemand commercialise aujourd'hui l'A4 V6 2,5l TDI. Ce moteur vient d'ailleurs d'être inauguré dans la prestigieuse A8. La "petite" Audi devient la première familiale de sa catégorie à recevoir un six cylindres en V doté de cette technologie d'avant-garde.
Un pavé de taille dans la mare de la concurrence, notamment allemande. Les stars actuelles, les BMW 325 tds (6 cylindres à 12 soupapes de 143 ch) et Mercedes C250 TD (5 cylindres à 20 soupapes de 150 ch) peuvent trembler. Les françaises de même taille, elles, s'en tiennent aux 4 cylindres, dont le plus puissant (celui de la Laguna 2.2 dT) revendique crânement 115 ch.

Mécanique d'exception

Si le 5 cylindres en ligne de l'A6 Avant 140 ch (toujours dans l'ancienne carrosserie) n'a pu se caser sous le capot de l'A4, le compact V6, lui, y est à l'aise. Avec ses 150 ch, ses 24 soupapes, son turbo à géométrie variable, sa pompe d'injection haute pression sophistiquée et sa gestion électronique de pointe, il offre un confort de conduite tout bonnement extraordinaire. Il faut dire que ses caractéristiques sont peu banales. C'est surtout le couple qui étonne : 31,6 mkg entre 1 500 et 3 200 tr/mn. Le 6 cylindres BMW se contente de 26,5 mkg, tandis que le Mercedes culmine à 28,5 mkg.
A bas régime, la mécanique Audi impressionne. Dès 1 500 tr/mn, il suffit d'écraser l'accélérateur pour se voir littéralement catapulté. Rétrograder est souvent inutile, d'autant que la boîte 6 vitesses est bien étagée... sur les 5 premiers rapports (le sixième permet de rouler à 200 km/h à seulement... 3 500 tr/mn !). Peu avare en sensations, ce 2,5 litres pousse fort et ne rechigne pas à tutoyer, grâce à sa technologie multisoupape, la zone rouge du compte-tours.
Voilà donc un véritable diesel "de sport", capable d'atteindre près de 220 km/h dans un silence étonnant. Sur autoroute, le chant agréable du 6 cylindres (eh oui, cela existe aussi en diesel...) s'efface. La consommation est également très raisonnable, avec une moyenne de 6,8 l/100 km selon Audi.
Si la mécanique mérite les éloges, la tenue de route s'avère de haut niveau. L'antipatinage ASR (coupure de l'alimentation) et le blocage de différentiel électronique EDS (freinage d'une roue ayant tendance à patiner) se manifestent à bon escient. Pas de problème quant au freinage : doublé d'un ABS, il se montre puissant et équilibré.
Rien de changé côté habitabilité, le luxueux Avant est un break plus ludique que pratique. Il avoue en effet un volume de coffre de 390 à 1 250 dm3, alors que les "purs et durs" revendiquent environ 1 800 dm3. Pourtant, quelques astuces agrémentent le compartiment arrière : seuil en inox bas et bien dessiné, banquette arrière 1/3-2/3, anneaux d'arrimage, plancher plat et filet couvre-bagages.

Les plus de cette voiture :
- Agrément de conduite
- Mécanique exceptionnelle
- Confort / Finition
Les moins de cette voiture :
- Volume de coffre
- Habitabilité

Conclusion :
Commercialisée tout d'abord en traction et boîte six (mars 98), puis en boîte cinq (puissance fiscale inférieure), Tiptronic et Quattro (mai 98), cette fabuleuse A4 V6 TDI bouleverse la hiérarchie établie. Le premier prix, 210 000 F soit 32 014 ¤ pour la berline Pack Clim (8 000 F soit 1 220 ¤ de plus pour l'Avant), peut sembler élevé. En regard des prestations fournies, il est pourtant loin d'être exagéré. D'autant qu'Audi a placé la barre très, très haut.

La note : 4 sur 5

# Posté le samedi 24 novembre 2007 03:15